Jura français

Rédigé par Monique - - Aucun commentaire


Départ
Ce matin, diane à 04.30: nous avons rendez-vous à 6h à La Neuveville avec un petit groupe du CAS appelé les "jeudistes" : ce sont les privilégiés qui peuvent aller se balader en semaine alors que les "actifs" doivent se rendre à leur travail. C'est Eric qui nous a organisé ce petit séjour dans le Jura français. Nous passerons deux nuits à l'Auberge du Hérisson, située à Ilay, au haut des cascades.

Auberge du Hérisson Un peu avant 10h, nous chaussons nos souliers de marche et départ pour un circuit de 12,5 km. Le sentier que nous suivons serpente dans une belle forêt de hêtres et d'érables, mais bien au-dessus de la rivière. D'un belvédère aménagé, nous l'apercevons entre les arbres et nous mesurons aussi l'important dénivelé qui nous reste à franchir pour atteindre la Maison des Cascades située au bas du site éponyme.

Belvédère
A 13h, nous rejoignons le Hérisson et nous nous installons sur de grosses pierres plus ou moins sèches pour pique-niquer. Le sentier qui ramène au départ de la balade suit au plus près le cours d'eau. Nous faisons de nombreux arrêts pour admirer les impressionnantes cascades qui jalonnent le parcours: il a beaucoup plu ces derniers jours, ce qui nous vaut des sentiers détrempés, boueux et glissants, mais aussi ces magnifiques chutes d'eau. Nous avons vu des cascades aussi imposantes à La Réunion après le passage du cyclone Dumile en janvier 2013.

cascade de la forge

Nous sommes de retour à l'hôtel vers 16h, enchantés de cette première journée durant laquelle la pluie nous a épargnés!

Note didactique: Vallée et cascade du Hérisson
La reculée (courte vallée qui entaille le plateau du Jura français) de la vallée du Hérisson a été taillée dans le calcaire par les glaciers qui, en se retirant, ont laissé place à des falaises, lacs et moraines. Le site est formé de 31 cascades, dont 7 sont particulièrement impressionnantes

Rolle : Premier contact avec l'élément liquide

Rédigé par Monique - - Aucun commentaire
Il est 7h. Je jette un coup d'oeil par la fenêtre du camping-car. Une légère brume s'étend sur le lac et estompe la rive française. Je m'habille, j'attrape mon appareil de photos et départ vers le nid. Je me cache derrière un arbre et j'observe: les oisillons sont groupés autour de leur mère et ils semblent picorer quelque chose. Après de longues minutes d'attente, j'observe la mère qui se lève et je peux voir l'oeuf qui n'a toujours pas éclos. Elle se met à émettre de petits cris et se dirige en se dandinant vers l'eau. Les poussins la suivent, hésitants, malhabiles sur leurs petites pattes. De temps à autre elle s'arrête, se retourne et, comme pour les stimuler, elle émet à nouveau de petits cris. Lorsqu'elle arrive à l'eau, elle se rend compte qu'un des oisillons suit difficilement. Nouveaux petits cris, attente ... Lorsque le retardataire a rejoint le groupe, tout ce petit monde se jette à l'eau sans hésitation aucune. C'est magique ... Je suis ravie d'avoir pu assister à la première prise de contact des bébés cygnes avec l'élément liquide. Tout c'est passé en douceur, sans hésitations.

Tout au long de la journée, nous observons à quelques mètres du rivage la mère qui plonge pour remuer la vase en quête de nourriture pour ses petits. Quant au père, il reste à proximité de sa petite famille et dès qu'un intrus s'approche quelque peu , il s'envole dans un bruyant battement d'ailes pour faire déguerpir l'importun !

Cet épisode de notre séjour à Rolle restera dans ma mémoire un souvenir magnifique.
Classé dans : Non classé - Mots clés : Nature
Fil RSS des articles de ce mot clé