Semaine à vélo au Pays de la Loire

Rédigé par Monique - - Aucun commentaire


/>


Martine, Danielle et moi partons en éclaireuses mercredi 30 août avec le camping-car. Nous faisons un arrêt prolongé à Cluny, actuellement petite cité bourguignonne mais qui fut, au Moyen Âge, un haut lieu de spiritualité de l’Occident. La basilique, qui a compté jusqu’à 460 moines, a été saccagée pendant la Révolution. Actuellement, il ne reste plus de cette riche cité monastique que de maigres fragments, néanmoins intéressants. Du haut de la tour des Fromages et, à l’aide de panneaux explicatifs, on imagine l’extension de Cluny à l’époque de son apogée.


Le clocher de l'ancienne abbaye



La vieille ville de Cluny vue depuis la tour des Fromages



L'ancien cloître



Les jardins de l'abbaye



Les fenêtres du clocher sont caractéristiques de l'Art Roman



Lorsque l'on se promène dans la vieille ville, on observe sur certaines façades des éléments provenant de l'ancienne abbaye.

Après cette étape culturelle, nous poursuivons notre route jusqu’à Digoin où nous passons la nuit au camping. Cette ville, située au bord de la Loire, s’enorgueillit d’un très beau pont-canal de 243 mètres de long, soutenu par onze arches. Construit entre 1934 et 1838, il relie deux canaux permettant la jonction Loire-Saône.







Le lendemain, il nous reste quelque six cents kilomètres à parcourir pour arriver au Puy du Fou, but de notre deuxième étape. Un voyage que je trouve interminable, bien que la puissance de notre camping-car nous permette d’atteindre allègrement la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes françaises.

Le Puy Du Fou est un parc de loisirs à thèmes historiques, situé en Vendée, à environ 80 km au sud d’Angers. Créé il y a 40 ans dans un immense domaine boisé de plus de 50 ha, il présente de grandes productions basées sur des éléments de l’histoire de la région du Puy du Fou. D’une manière générale, à travers les différents spectacles historiques qui sont présentés, ce sont surtout les chrétiens et les royalistes qui sont mis en scène, se battant contre leurs ennemis: Empire romain, Vikings, Anglais, Républicains lors de la guerre de Vendée…







Le grand carillon et le carillonneur sur son tabouret à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Rassurez-vous, il porte une ceinture de sécurité!





Serpentaire




Les oies accompagnent l'ULM







Le parc est aussi un lieu de présentation des coutumes ancestrales avec un fort et un village du Moyen Âge, un autre du 18ème siècle et un Bourg 1900, tous reconstitués à l’échelle 1:1 et où travaillent des artisans formés aux techniques de chaque époque.


Extraction artisanale de fer

Le parc s’appuie également sur une école de dressage de chevaux, une académie de fauconnerie et elle abrite une école où de jeunes enfants s’initient au monde du spectacle, assurant la relève. Nous avons passé deux jours dans le parc, survolant, au gré des spectacles, les siècles, depuis la période gallo-romaine jusqu’à la Révolution française. J’ai beaucoup apprécié les mises en scène, le professionnalisme des acteurs, les décors. J’ai moins aimé les nombreux épisodes de combat à pied, à cheval, sur des bateaux qui reviennent à chaque époque. Ce n’est évidemment pas un scoop, mais ça m'a dérangée d’être confrontée à cette réalité lorsque j’assiste à un spectacle pour me distraire. C’est peut-être pour cette raison que j’ai beaucoup apprécié "Le bal des oiseaux fantômes", un spectacle plein de poésie et de calme qui se déroule dans les ruines du Vieux Château. Il met en scène des rapaces et des oiseaux rares dressés qui survolent, les rasant parfois, les spectateurs assis sur les gradins. Lorsque nous sommes arrivées au Puy du Fou, notre attention a été attirée par un grand ballon qui survolait le site. Ce n’était pas une montgolfière car il n’y avait pas de nacelle et ce n’est que le lendemain que nous avons compris: ce gros ballon fait partie du spectacle du Bal des oiseaux fantômes: c’est une grande volière, attachée au sol par des filins invisibles de loin et dont les fauconniers ouvrent les trappes durant le spectacle, libérant des oiseaux qui viennent tournoyer au-dessus des ruines du château avant de se poser sur le bras ou l’épaule d’un des dresseurs placés tout en haut des tribunes. Parfois, sur ordre du fauconnier, c’est le crâne d’un spectateur qui sert de perchoir. J’ai adoré ce spectacle.
Ce qui m’a beaucoup moins plu, c’est la foule que nous avons côtoyée durant ces deux jours: des queues en attendant que le parc ouvre ses portes le matin, des queues avant de pouvoir entrer dans l’enceinte où se
déroule un spectacle, des queues encore pour acheter de quoi se restaurer … En résumé, on passe plus de temps à attendre qu’à regarder les spectacles! Il paraît que c’est pareil à Euro Disney et à Europapark. Maigre consolation !
Autre surprise: la fréquentation de l’aire pour camping-cars gérée par le parc lui-même. Dix allées ont été aménagées pour accueillir les visiteurs camping-caristes et chacune peut accueillir une cinquantaine de véhicules. Je vous laisse faire le calcul ! En cette période de l’année, on imagine qu’il y a beaucoup de places inoccupées. Et bien détrompez-vous: les 3/4 sont occupées et en arrivant, on a l’impression de se trouver sur le parc d’exposition d’un grand importateur de camping-cars. Comme nous allons passer la journée dans le parc d’attractions et que l’on n’en est éloigné que de quelques minutes à pied, cette aire nous convient néanmoins très bien.



Le spectacle phare du Puy du Fou, c’est la Cinéscénie, un spectacle nocturne auquel nous n’avons malheureusement pas assisté car, en mars, lorsque Martine a voulu acheter les billets, ils étaient déjà tous vendus. Dommage! Ce sera peut-être l’occasion de repasser au Puy du Fou si nous retournons un jour dans la région.
Nous quittons le Puy du Fou samedi en fin d’après-midi pour Nantes où nous « abandonnerons » notre maison sur roues pour une semaine sur une aire de camping-car qui jouxte le camping de la ville.

Dimanche 3 septembre 16 h

Martine, Danielle et moi sommes installées depuis une heure dans notre chambre d’hôtel lorsque nous entendons dans le corridor des voix familières: nos amis cyclistes viennent d’arriver, avec un peu de retard sur l’horaire prévu: ils ont fait le voyage en avion et la valise de Françoise n’est pas arrivée à Nantes, ce qui a occasionné au groupe quelque souci et démarches administratives. Mais nous voici réunis et lorsque tout le monde est installé et remis de ses émotions, nous partons visiter le musée d’ Arts de Nantes, rénové récemment. Nous aurions préféré aller découvrir la vieille ville, mais il pleut à verse et nous avons opté pour le plan B. L’exposition temporaire du musée, intitulée « de l’air, de la lumière et du temps » est consacrée à une artiste autrichienne, Susanna Fritscher. Le patio du musée est entièrement occupé par 350 km de fils de silicone transparents tendus verticalement du sommet de la verrière jusqu’au sol. On se promène entre ces fils translucides qui manifestent leur présence par de légers mouvements rendant l’air visible et palpable, en franchissant des passages ménagés entre ces rideaux aériens, passages invisibles depuis l’extérieur de l’espace occupé par l’oeuvre.



Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Écrire un commentaire

Quelle est la dernière lettre du mot xbau ?