Berlin

Rédigé par Martine - - 6 commentaires






Prologue

Durant mon séjour, je n'ai eu qu'un aperçu de la capitale allemande. En effet, j'ai choisi d'aller à la rencontre de l'Histoire. Je me suis donc concentrée plus particulièrement sur le centre historique et j'ai dû naturellement faire des choix parmi les musées ne voulant pas tout faire au pas de course. Je me suis dit : "j'y reviendrai".

Vendredi 24 novembre 2017

Voilà, c’est parti! Depuis le temps que je le prépare ce voyage à Berlin! Je suis dans le « Nightjet » en partance pour la capitale allemande. J’ai trouvé ma cabine située dans les entrailles du wagon. Elle se situe presque à la hauteur des rails. Eh oui, on est soit en haut, soit en bas dans ces trains à deux étages ! Ça ne change rien au problème : à peine en route, on est bringuebalé à droite et à gauche et le bruit se révèle être aussi un facteur d’insomnie… Je reçois une petite bouteille de Prosecco et des boules Quies pour diminuer les nuisances du voyage et, étant plutôt optimiste, je pense que je vais bien dormir. Objectif moyennement atteint!

Samedi 25 novembre 2017

Pas besoin d’aller très loin pour assister aux grands chambardements que vit Berlin depuis la chute du Mur. Dès la gare centrale, la plus grande d'Europe, on s’en aperçoit. Où que l’on aille, ce ne sont que chantiers, échafaudages . Partout on rénove, on construit ou reconstruit. La vue est sans cesse perturbée par une grue ou une excavatrice et le bruit inhérent à ce genre de travaux accompagne le touriste partout lors de ses pérégrinations à travers la ville. Voilà pour l'introduction!

Après avoir déposé mes bagages à l’hôtel, il est 06h00 du matin, il fait encore nuit et il pleut à verse. Ma première tentative pour quitter la gare centrale sans le précieux accessoire qu’est un parapluie se révèle désastreuse … je me résous à rebrousser chemin et à acheter un pépin . Ce n’est pas le premier, j’en ai déjà une belle collection!

Munie de ce précieux objet mais qui se révélera aussi encombrant, je me rends dans le quartier du Reichstag.



Le bâtiment principal, lieu des délibérations du parlement allemand, incendié en 1933, bombardé pendant la deuxième guerre mondiale, fut, pendant 29 ans, longé par le Mur qui le laissa dans le secteur ouest de la ville. Histoire mouvementée que celle de ce lieu. L'édifice est restauré à plusieurs reprises et, au moment de la réunification allemande, Norman Foster reçoit le mandat de réhabiliter le bâtiment et le surmonte d’une coupole vitrée.





J'ai pu réserver une visite guidée des lieux depuis la Suisse. Les contrôles de sécurité sont drastiques et on peut le comprendre. Enfin, après une demi-heure d'attente, je peux pénétrer dans le bâtiment. Le guide, dans un excellent français, nous explique le fonctionnement des institutions allemandes dans la salle plénière située sous la coupole.



Il nous montre également d'autres endroits marqués par l'histoire.


Graffitis laissés par les soldats russes qui prirent Berlin en 1945


Oeuvre d'un artiste français... sur ces petites boites, le nom de tous les députés allemands depuis la fin de la 1re guerre mondiale



Un tunnel... a-t-il servi aux auteurs de l'incendie du Reichstag en 1933 ?


A la fin de la visite guidée, j'emprunte la rampe en spirale qui me mène à la terrasse, située au sommet de l'édifice d'où j'ai une vue panoramique sur tout Berlin.



Près du Reichstag, s’élèvent d’audacieuses constructions de béton et de verre qui abritent les différents offices gouvernementaux ainsi que la chancellerie.


La Chancellerie






Continuant ma balade à pied, je me retrouve face à la Porte de Brandenburg, autre monument emblématique de la ville.



Pendant plusieurs décennies, c'était un cul-de-sac. Il fallait se contenter d'observer la porte depuis le Mur mais cette époque est aujourd'hui révolue. On peut flâner sous ses arches et les traverser pour longer la célèbre artère Unter den Linden où se succèdent des édifices impressionnants commandés par les Hohenzollern.


L'ancien palais construit en 1780



Cette caserne "Neue Wache" est aujourd'hui un mémorial dédié aux victimes de la seconde guerre mondiale, de la dictature et du régime est-allemand

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ces batiments ont tous été reconstruits ou rénovés. Les bombardements durant la guerre ont détruit le 80% de la ville!

Je passe encore un certain temps au musée historique allemand avant de rejoindre mon hôtel.


L'escalier de verre de l'architecte I. M. Pei fait partie de l'extension du musée


La bibliothèque engloutie (bibliothèque aux étagères vides) sur Bebelplatz pour rappeler l'autodafé de 1933

Il est déjà 18h00, la nuit est tombée depuis deux heures. Je dois prendre possession de ma chambre, manger une "bricole" avant de ressortir. En effet, j'ai réservé une place pour un concert au Berliner Dom : le requiem de Mozart. J'ai beaucoup baguenaudé pendant la journée et je jouis pleinement de ce très beau moment musical.

Dimanche 26 novembre 2017

J'ai prévu de faire une visite guidée et je me rends au rendez-vous sur la Potsdamerplatz. En 1989, quand le Mur est tombé, la place et ses alentours formaient une vaste friche au coeur même de la ville. Pour la rebâtir. on a fait appel à des fonds privés. Aujourd'hui, un quartier très moderne est né.





Il reste, malgré cette métamorphose, quelques vestiges du Mur qui coupait la place en deux.




Un mirador

Avant d'atteindre la Potsdamerplatz, je passe par le Mémorial de l'holocauste.




Champ de 2711 stèles de tailles différentes de l'architecte Peter Eisenman

Ici, à Berlin, il y a partout des signes rappelant l'histoire de la ville et de l'Allemagne sous le régime national-socialiste ou durant la guerre froide. On peut ne pas y faire attention, les ignorer mais c'est presque impossible.

Notre guide nous emmène au Mémorial du Mur à la Bernauerstrasse, inauguré le 13 août 2011, soit 50 ans après l'érection du Mur. Il s'agit du dernier tronçon du Mur de Berlin encore conservé dans son intégralité, avec mur intérieur, chemin de ronde, miradors et "no man's land".




No man's land




Portraits de personnes qui ont perdu la vie en voulant rejoindre l'ouest


Une famille a réussi


Nous terminons la visite par East Side Gallery. Dans un décor de friche industrielle, 1300 mètres de Mur. En le longeant, on découvre une galerie (d'art) à ciel ouvert; de nombreux artistes d'origines diverses ont réalisé une fresque évoquant la division de la ville.







Je m'y attarde un peu avant de reprendre un S-Bahn pour le centre-ville. Je tiens à visiter "Tränenpalast", le palais des larmes, dans le langage populaire. En réalité, il s'agit d'un ancien poste frontière qui recèle encore des traces du temps de la division allemande. Cet endroit nous met en situation : processus de contrôle, démarches douanières. Tampons, passeports, visas et toutes sortes de formulaires témoignent de la complexité du passage de la frontière.



Ce lieu m'a marqué émotionnellement : l'atmosphère était à la surveillance et aux chicanes : temps d'attente de plusieurs heures au contrôle des passeports, ton cinglant des contrôleurs auxquels s'ajoute la peur de se voir refuser arbitrairement l'autorisation de quitter le territoire.






Lundi 27 novembre 2017

Au centre de Berlin se trouve une concentration de musées peu commune. Ceux-ci renferment d'ailleurs l'une des plus riches collections d'art au monde.
Mon intention n'est pas de tous les visiter aujourd'hui, ni même de tout voir dans ceux sur lesquels j'ai jeté mon dévolu.
Je commence par le Nouveau Musée et m'attarde particulièrement sur la collection égyptienne. Je peux enfin voir de visu le célèbre buste de la reine Nefertiti, découvert à Amarna en 1912.



Ma visite continue au musée de Pergame, connu mondialement pour ses reconstructions historiques monumentales. Je suis fascinée devant la porte d'Ishtar, l'une des 8 portes de Babylone, qui date du 6e siècle av. J.C.



Je passe ensuite à la porte du marché de Milet (100 apr. J.C.).



C'est gigantesque et surtout impressionnant de voir ces constructions antiques reconstituées à l'intérieur d'un musée.
Et l'autel de Pergame ? élément incontournable du musée, l'une des oeuvres les plus admirables de l'Antiquité... je ne le verrai pas, la salle est en restauration!

Après avoir quitté l'île aux musées, je rejoins à pied l'Alexanderplatz, centre névralgique au temps de la RDA, entourée d'immeubles à l'esthétique plus que douteuse, à l'image même de l'urbanisme de l'ex-RDA.
La tour de la télévision inaugurée en 1965, la fierté du régime est-allemand, est l'emblème de la place. Je décide d'y monter pour admirer la vue sur Berlin. Un ascenseur me catapulte en un rien de temps au sommet. Le panorama est exceptionnel.




Les immeubles de l'ancienne RDA


L'ancien Interhotel Stadt Berlin où descendaient les délégations au temps de la RDA, devenu aujourd'hui le Park Inn-hotel

Après cet intermède, comme je suis dans la partie est-allemande de la ville, j'en profite pour visiter le petit musée de la RDA. Intéressant, il donne un aperçu de la société et de la culture durant la guerre froide : la consommation et ses prix contrôlés, les difficultés pour se ravitailler, les services secrets... On a également reconstitué un appartement-témoin qui me fait penser à celui que j'avais vu dans le film "Good Bye Lenin".

La journée a été une fois de plus bien remplie. Les lumières du marché de Noël de Gendarmenmarkt m'attirent.



J'y fait un tour et j'en profite pour manger un "langos", une spécialité hongroise. Il s'agit d'une sorte de pain en forme de galette, cuit dans l'huile. On me le recouvre encore de crème aigre et de fromage. Je me régale et, contre toute attente, mon estomac l'a digéré sans problème.

Mardi 28 novembre 2017

Je quitte Berlin, je me mets au vert pour une journée. Aujourd’hui, je rejoins Potsdam en S-Bahn, la banlieue résidentielle huppée de la capitale. Mais ce n’est pas pour cela que je m’y rends; j'ai envie de voir le palais de « Sans-Souci », résidence d’été de Frédéric II.


Façade majestueuse, côté jardin




La tombe de Frédéric II dans les jardins

Je ne me doute pas qu’il y a, en fait, un deuxième château ainsi qu’un parc gigantesque qui va de l’un à l’autre. En hiver, le parc ne paie pas de mine, aucune fleur n’égaie le paysage et les statues sont emprisonnées dans des caisses pour les protéger du gel. Je ne m’attarde donc pas dans les jardins ni devant le « Neues Palais » aux dimensions démesurées. Le roi voulait, paraît-il, montrer la puissance économique de la Prusse.





Je ne visite donc que Sans-souci aux dimensions plus modestes, résidence d'été de Frédéric II où Voltaire séjourna de 1750 à 1753.

Mon excursion à Potsdam se termine par la visite du château « Cecilienhof ». C'est cette résidence du fils aîné de Guillaume II qui accueillit, en 1945, la conférence de Potsdam durant laquelle Churchill, Truman et Staline décidèrent du sort de l'Allemagne vaincue.





Je retourne tranquillement au centre ville en passant par le quartier hollandais. Il fait déjà nuit bien qu'il soit à peine 16h15. Je m'attarde un peu au marché de Noël, déjà très animé, (deux jours après mon passage, il fut en partie évacué à cause d'une alerte à la bombe!) avant de retourner à Berlin.

Mercredi 29 novembre 2017

Déjà le dernier jour : il fait beau. Je décide de faire une nouvelle visite avec « Vive Berlin ». Mon expérience de dimanche dernier était concluante. Cette coopérative est formée de personnes compétentes aussi bien en histoire qu’en histoire de l’art. De plus, les circuits proposés sont originaux de par la personnalité de chacun des intervenants.

Aujourd’hui, le thème proposé est : "Berlin sous le nazisme, à l’ombre de la dictature". Julien, notre guide du jour, nous emmène sur les lieux de la répression dans le quartier gouvernemental de l’époque pour nous faire comprendre les mécanismes de cette dictature.


Autrefois ministère de l'aviation; aujourd'hui ministère fédéral des finances


Il nous rappelle les faits historiques mais s’attarde surtout sur le travail de mémoire des Allemands concernant ce lourd passé. Ces années de terreur ont existé, il faut le savoir mais la jeunesse n’est en rien responsable de ce qui s’est passé. Mais, à Berlin, partout, des lieux rappellent cette période.

Pour la petite histoire, Julien nous parle de sa belle-famille. C’est l’histoire de personnes anonymes: son beau-père, né en 1937, a fait partie des jeunesses hitlériennes parce qu’on ne pouvait faire autrement, on était enrôlé d’office. Sa belle-mère est née en 1942 dans un « Lebensborn » (association créée dans le but d'accélérer la création et le développement d'une race pure) en Autriche. Ils vivent encore et toujours avec des souvenirs douloureux. Elle ne connaît ni son père, ni sa mère. Cette triste période est encore bien présente.

La deuxième partie de la visite se passe dans l’ancien quartier juif. Le premier édifice qui accapare le regard en sortant du métro est la « nouvelle synagogue », construite au 19e siècle.



Elle a peu souffert du pogrom de la Nuit de Cristal: le commissaire du quartier ayant tenu les SA éloignés… l’édifice fut ainsi sauvé. Sa façade de style mauresque et sa coupole dorée en ont fait un des monuments emblématiques de Berlin. Un peu plus loin, se tenait autrefois une maison de retraite juive. A partir de 1942, elle servit à la Gestapo de lieu de rassemblement pour les derniers Juifs berlinois destinés à rejoindre les camps.

Niché dans une ruelle à peine visible, le petit musée de l’entreprise d’Otto Weidt. Ce dernier dirigeait une fabrique de balais et de brosses, employant des sourds et des aveugles, juifs et non juifs. Pendant des années, il réussit à protéger ses employés, soudoyant des officiers de la Gestapo pour les faire relâcher . Plusieurs pièces de l’atelier d’origine relatent la vie de ces ouvriers.

C’est dans ce quartier que j’ai vu pour la première fois les pavés de béton ou de métal encastrés dans le sol, les « Stolpersteine »...



... de l’artiste Gunter Demnig, qui rappellent la mémoire d’une personne déportée. Ces cubes se trouvent devant leur dernier domicile.



La famille Raesener vivait là




Voilà la visite se termine …

Je quitte le groupe pour me rendre à « l’église du souvenir » Kaiser-Wilhelm- Gedächtniskirche. Les bombes la détruisirent en 1943 et ne laissèrent que le clocher décapité. La ruine a été partiellement conservée, intégrée à un nouveau bâtiment et transformée en mémorial consacré à la paix et à la réconciliation.



Les jambes deviennent lourdes et les pieds commencent à me faire souffrir… mais je ne peux quitter Berlin sans avoir fait les magasins et, plus particulièrement le KaDeWe…, c’est gigantesque! Je crois que je n’ai jamais rien vu de si grand! Je me balade d’un étage à l’autre mais finalement décide de rejoindre l'hôtel pour me reposer un peu avant mon départ vers 23h00.


East Side Galery


La célèbre Traby, la voiture mythique de l'ex-RDA; les voitures d'origine étaient moins colorées!


Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Semaine à vélo au Pays de la Loire (suite et fin)

Rédigé par Martine - - Aucun commentaire
Dimanche 10 septembre


La Tour de la Lanterne

Plus de vélo… nous reposons nos mollets et nos fesses… Nous commençons la visite de La Rochelle par une grimpette jusqu’au haut de la tour de la Lanterne, dernier phare médiéval de la côte atlantique. Elle fut aussi prison et renferme ainsi une multitude de graffitis sculptés par les détenus au cours du temps. A plus de 50m de hauteur, nous bénéficions d’une vue à 360 degrés sur la ville et son port.







Nous longeons ensuite les remparts jusqu’au pied des tours de la Chaîne et St Nicolas. Toutes deux veillaient, autrefois, sur l’entrée du vieux port, surveillant le mouvement des bateaux, percevant les taxes.



Ces deux tours témoignent de la puissance et de la richesse de la ville à travers les siècles.

En ce dimanche matin, le port est déjà très animé à l’heure de l’apéro. Nous empruntons l'ancienne porte de l'enceinte qui séparait le dit port de la cité.


La Grosse Horloge

Notre balade se poursuit à l’intérieur de la vieille ville. Des rues, bordées d'arcades nous rappelant la vocation marchande de la cité, nous amènent jusqu’aux Halles du 19e siècle. Lieu de promenade incontournable. Que d’odeurs et de couleurs! Je suis toujours subjuguée par ces étals débordant de produits frais et amusée par les cris des marchands interpellant les chalands, les persuadant d'acheter leurs poissons, viandes ou encore fruits et légumes.



Tout le monde se disperse… les uns recherchent des fruits, d’autres des produits régionaux, d’autres encore s’accordent une douzaine d’huitres accompagnées d’un petit vin blanc en tout point exquis.
Après un repas moules pour certains et crêpes pour d’autres et ceci face à l’océan, nous déambulons le long des quais. Il est temps, finalement, de rejoindre l’hôtel où nous prenons le bus qui nous ramène à Nantes. Arrivés à destination, nous prenons congé. Pour Monique et moi, il est temps de retrouver le camping-car.

Lundi 11 septembre

Nous quittons notre véhicule dans la matinée, l’intention étant de visiter le centre historique de Nantes: nous suivons donc la ligne verte que l’office du tourisme a bien voulu dessiner au sol pour que les touristes puissent admirer les lieux de la cité sans avoir toujours le nez sur le plan de la ville (et c’est très agréable): ainsi, nous entrons dans l’église St-Nicolas...



Extérieur néo-gothique


Nef élancée et lumineuse

... nous longeons quelques rues commercantes et admirons deux places importantes de la ville: la place Royale et la place Graslin où s’élève le grand théâtre. Nous atteignons finalement le passage Pommeray.










Cette galerie couverte, sur trois niveaux, atteints par un escalier de bois et de métal, est un lieu exceptionnel. Déception: en ce lundi matin, les magasins sont fermés et nous ne pouvons que saliver en voyant à travers les vitrines les petits gâteaux nantais, les kouing amann… En fait, il vaut mieux que tout soit fermé… nous évitons des achats inconsidérés !.





Mais nos amis nantais, Anne-Marie et Thierry, nous attendent à la cathédrale. Soucieuses d’arriver à temps, nous jetons en chemin un rapide coup d’oeil à la brasserie La Cigale sans pouvoir nous y attarder. Nous arrivons cependant très en avance et pouvons admirer l’intérieur de l’édifice religieux de style gothique et, notamment, l’oeuvre maîtresse, le tombeau de François II et de Marguerite de Foix, duc et duchesse de Bretagne, commandé par leur illustre fille Anne de Bretagne.


La cathédrale



Nos amis nous emmènent dans le quartier de Trentemoult pour déjeuner. Nous nous y rendons avec le Navibus. Pour faire quelques photos, nous montons sur le pont supérieur mais il faut s’accrocher car le vent est quasi tempêtueux .





Nous longeons l’ile de Nantes où se trouvaient les anciens chantiers navals. Aujourd’hui, les seuls vestiges existants sont d’anciens hangars réinvestis par les acteurs de la vie culturelle nantaise et une grue… D’ailleurs, dimanche passé, nous avons visité les Machines de l’île avec Danielle, avant l’arrivée de nos amis cyclistes. Dans d’anciens ateliers sont créées des créatures fantastiques dont le grand éléphant.




L'araignée


La chenille

Après cette parenthèse, j’en reviens à Trentemoult, village de pêcheurs à l’origine qui est devenu l’endroit branché de Nantes. Le repas est très bon et nous passons surtout un moment convivial avec nos amis.





Au retour, nous passons au Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Nantes a été au 18ème et 19e siècles un des ports négriers les plus importants de France. Lourd passé qui colle encore à la ville. Un travail de mémoire pour la reconnaissance et l’acceptation de ce passé a été entrepris; il a justement conduit à la réalisation de ce musée. Dans ce passage souterrain symbolisant l’enfermement des esclaves dans les cales des navires, sont gravés des textes liés à l’abolition de l’esclavage.





Nous nous baladons encore un peu dans l’ancienne île Feydeau en suivant toujours la ligne verte; nous admirons les hôtels particuliers et nombre de maisons construites par les armateurs et autres négociants ayant profité de l’odieux commerce triangulaire.
De retour au camping-car, nous décidons de rester un jour de plus à Nantes. Nous n’avons pas encore vu le château des ducs de Bretagne.

Mardi12 septembre

Nous désespérions d’avoir un peu de soleil mais il pointe le bout de son nez ce matin. Nous nous en contentons… Nous prenons le tramway pour le centre-ville et nous dirigeons vers le château des ducs de Bretagne construit à l’origine au bord de la Loire. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Nantes a, au 20e siècle, comblé les bras du fleuve.





Nous prenons des audioguides pour une visite dont le thème est non seulement le château et aussi l’histoire de la ville de Nantes au cours du temps. Nous sommes passionnées par tous les renseignements reçus et tellement intéressées que nous passons trois heures à déambuler dans ces lieux. Le soleil étant toujours de la partie, nous empruntons le chemin de ronde de la forteresse du 13e siècle qui semble protéger le palais Renaissance de François II et d’Anne de Bretagne.





Nous ne pouvions quitter la ville sans gâteau nantais si bien que nous retournons dans la rue Crébillon pour acheter quelques douceurs. Le centre ville paraît très agité. En lisant une affiche, nous comprenons tout de suite l’origine de ce tumulte : la CGT a organisé une manifestation contre la nouvelle loi du travail… ça recommence… les grèves en France !



Nous voilà obligées de retourner à pied au camping-car. Plus aucun tram, ni bus ne fonctionnent en ville. Nous profitons de cette perturbation pour visiter, au passage, l’ile de Versailles. Un jardin japonais y a été aménagé.
Au sortir de cet endroit paisible, nous avons le plaisir de voir que les trams n’ont pas cessé leur trajet de cet endroit jusqu’à la périphérie de la ville. Heureusement pour nous car nous aurions dû marcher encore quelques kilomètres!!! Nous retrouvons notre véhicule et quittons la ville.
Elle nous a beaucoup plu par son dynamisme: bâtiments anciens réhabilités, musées modernes. Cette ville semble en mouvement, tournée vers l’avenir … elle donne envie de la découvrir et d'y revenir.
Au vu de la météo annoncée pour les prochains jours: pluie, vents soutenus et températures très basses, nous renonçons à aller passer quelques jours sur l’ile de Noirmoutier et prenons le chemin du retour.
Nous roulons quelques dizaines de kilomètres pour nous arrêter à Saumur. Nous y avons repéré un camping. Il est malheureusement complet et l’aire de camping-car attenante ne m’inspire pas. Nous venons d’en quitter une à Nantes et j’aspire à un coin tranquille et accueillant. Nous le trouvons à quelques kilomètres de St-Florent/ St-Hilaire. Isolé, calme et surplombant la Loire… le camping est quasi désert! Presque un rêve….

Mercredi 13 septembre



Il a adoré les calins !

Nous quittons le camping et faisons une halte au Cadre Noir de Saumur pour visiter l’institution; datant du 19e siècle, celle-ci avait pour mission de former des officiers de cavalerie. Aujourd’hui, passée d’un statut militaire à un statut civil, l’école est chargée d’assurer le maintien et le rayonnement de l’équitation française.





Après avoir pu admirer de magnifiques étalons et pouliches et suivre le travail des écuyers, nous nous mettons en route pour « avaler » quelques centaines de kilomètres. En fait, nous nous arrêtons déjà près d’Azay le Rideau (nous avons fait 50 km) pour visiter un château privé des bords de l’Indre : le château d’Islette.





C’est au hasard d’une brochure trouvée à Saumur que nous découvrons ce château Renaissance qui nous était inconnu. Camille Claudel et Rodin y ont séjourné plusieurs étés. Rodin y travailla son fameux Balzac et Camille Claudel y sculpta la « petite châtelaine « .
L’endroit devait donc être plein de charme. Et, en effet, le portique d’entrée passé, nous entrons dans un magnifique jardin fleuri, traversé par l’Indre. Nous flânons dans le parc puis pénétrons dans le château. L’intérieur est surprenant par le fait que nous visitons un manoir, lieu de vie durant 7 mois de l’année de ses actuels propriétaires. Le moyen âge et le 21e siècle s’y côtoient notamment par l’aménagement de la cuisine et des salles de bain. Le cadre ainsi que le mobilier sont anciens mais tout le reste a été modernisé pour qu’une famille puisse y vivre agréablement.

La journée étant déjà bien avancée, nous nous installons au camping d’Azay le Rideau… quelle chance, il y a de la place!

Jeudi 14 septembre

Cette fois, il faut se rapprocher de la Suisse. Nous sommes bien disposées à atteindre Beaune dans la journée. Le défi est réalisé en moins de 4 heures. Nous souhaitions nous installer au camping de Satigny lès Beaune mais aucune place disponible. Le lieu affiche complet et à l’aide du GPS nous trouvons sans peine l’aire pour camping-car. Il n’y a que 5 places. Les camping-caristes ont squatté le parking avoisinant… ils sont déjà quelques dizaines. Le lieu n’est pas idyllique mais, pour une nuit, nous nous en contenterons. Nous sommes un peu médusées. Depuis le début de notre voyage, nous rencontrons des difficultés pour nous installer; il y a du monde partout.

Monique trouve en ville une coiffeuse et j’en profite également. Après quoi, n’étant pas motivées à retourner au camping-car, nous prenons l’apéro dans un bar fréquenté par les habitants du lieu (notre coiffeuse dixit), très sympa d’ailleurs.

Nous dénichons également un excellent petit restaurant. Le repas est succulent mais, à notre âge, trop copieux avec le dessert. La rentrée à pied est donc bienvenue et, ce, malgré le froid.

Vendredi 15 septembre

Nous quittons Beaune sans regret et parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de Prêles où nous arrivons dans l’après-midi . Voilà pour notre déplacement en Loire Atlantique… vous savez tout ou presque... A bientôt. .
Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Semaine à vélo au Pays de la Loire (suite)

Rédigé par Monique - - Aucun commentaire


Première étape: 65 km, de Nantes à St.Brévin-les-Pins.


À 9 heures, nous attendons tous devant l’hôtel l’arrivée de la camionnette qui doit nous amener nos vélos. Chacun arbore la tenue cycliste idoine, à l’exception de François: ses vêtement de sport sont dans la valise de Françoise, quelque part entre Genève et Nantes! Les copines ont mis à disposition de l’infortunée maillot, short, sweat. François, lui, a estimé que la tenue jeans, T-shirt irait très bien pour pédaler. À 10h30, chacun a ajusté la hauteur de sa selle et nous sommes prêts au départ.


Nous immortalisons le départ devant le château des Ducs de Bretagne.

La sortie de Nantes, comme de toutes les grandes villes d’ailleurs, n’est pas une partie de plaisir. Sur des pistes cyclables ou sur des routes partagées, nous longeons une zone portuaire à forte densité industrielle et commerciale pendant une heure environ. Un bac nous permet ensuite de traverser la Loire en quelques minutes et de poursuivre notre route dans un environnement calme et verdoyant. Nous longeons sur 15 km le canal de La Martinière achevé en 1892 pour contourner une portion du fleuve dont les hauts-fonds rendaient la navigation difficile. En 1913, il fut abandonné car il n’était pas assez profond pour recevoir des cargos toujours plus grands. Aujourd’hui, il permet d’irriguer les cultures du Sud de la Loire et c’est un havre de paix pour les oiseaux. D’un œil, je regarde la route et de l’autre je surveille le canal, prête à stopper pour observer un héron, des canards ou des grèbes, hôtes fréquents de ce site. Bientôt, l’estuaire s’élargit et nous apercevons sur l’autre rive de la Loire les raffineries, les zones portuaires et industrielles de St.Nazaire ainsi que le pont construit au début des années 1970 à l’embouchure du fleuve.




Nous faisons un long arrêt pour admirer la silhouette de cette construction très aérienne mais dont les concepteurs ont oublié les piétons et les vélos: un mini-trottoir et pas de piste cyclable aménagée pour passer d’une rive à l’autre.


Le pont n'est ni plat .....


.... ni droit !

Nous nous remettons en selle et nous suivons tranquillement une promenade aménagée le long de l’océan qui nous conduit quasiment jusqu’à notre hôtel. Au passage, nous faisons un petit arrêt pour regarder de plus près le Serpent d’océan. C’est une sculpture monumentale en aluminium, longue de 130 m qui représente un squelette de serpent de mer imaginaire. Si la marée est haute, seules la tête et le haut des vertèbres dépassent de l’eau. À marée basse, on peut en faire le tour à pied.




2e étape: 57 km, entre St.Brevin-les-Pins et Bouin

L’étape commence par la traversée de St.Brévin, entre mer, pins, dunes, villas et campings occupés en grande partie par des mobilhomes ou des chalets. Durant toute la semaine, nous avons été frappés par la concentration de ces « villages de vacances » qui enlaidissent les bords de mer. En fin de matinée, nous arrivons à Pornic, joli port de pêche. Nous cadenassons nos vélos et, au gré de nos envies, nous allons flâner dans les ruelles, le long des quais jusqu’au château ou dans les boutiques.


Le port à marée basse

Un rayon de soleil éclaire la petite ville



Château élevé au 13e et 14e siècle

De Pornic à Bouin, nous pédalons entre marais salants en grande partie abandonnés, littoral et polders. Nous passons à côté de parcs à huîtres et de canaux que surplombent des carrelets, filets de pêche montés sur deux cerceaux croisés suspendus à une perche.




Des chevaux de race vendéenne s'ébattent sur ces marais asséchés.

Paysage désespérément plat, monotone. Les 12 derniers kilomètres de cette étape nous paraissent interminables: nous devons pédaler contre un fort vent. Pour nous réconforter, nous sommes accueillis dans un hôtel appartenant à la chaîne Relais du Silence. Cette demeure du 18e siècle est située dans un joli parc arboré avec piscine. Malheureusement, le temps et la température n’incitent pas à la baignade.

3e étape: 66 km de Bouin à St. Jean de Monts

L’étape du jour commence par un crochet au port des Brochets où nous assistons à la mise à l'eau des bateaux des ostréiculteurs partant collecter leurs paniers chargés du précieux butin. Ils suivent un chenal sur quelques centaines de mètres avant d’arriver à l’océan.





Après moult zigzags dans un environnement identique à celui de hier après-midi, nous arrivons au passage du Gois qui relie l’île de Noirmoutier au continent. Praticable uniquement à marée basse, cette route de 4,5 km est submergée par la mer deux fois par jour. Jusqu’en 1971, date d’ouverture à la circulation d’un pont entre Fromentine et l’île, c’était le passage obligé pour s’y rendre. Actuellement, c’est une curiosité touristique et la circulation y est dense, même à cette période de l’année. Pour notre part, nous nous contentons d’y faire une pause-café car le détour par Noirmoutier rallongerait le parcours.


Et non, ce n'est pas notre camping-car engagé sur le passage du Goin: le nôtre est au repos à Nantes!


Après cet arrêt bienvenu, nous repartons pour une quarantaine de kilomètres jusqu'à St.Jean-de-Monts, où nous arrivons aux alentours de 16h. La dernière partie du parcours est très agréable: nous progressons dans la forêt de pins, sur un sol naturel et un terrain légèrement accidenté. Ça nous change des étendues plates des marais!



Après avoir récupéré nos bagages et les avoir déposés dans nos chambres, Evelyne, Martine et moi, nous nous dirigeons d’un pas décidé vers la plage. Comment résister au plaisir de courir dans les vagues de l’océan, de plonger avant qu’elles ne déferlent puis de se laisser porter par la houle lorsque l’on a passé derrière les rouleaux? La plage est quasiment déserte, d’une grande propreté, le sable doré et fin … et il y a si longtemps que je ne m’étais plus baignée dans les vagues de l’Atlantique... C’est toute une période de ma vie qui refait surface. Sitôt hors de l’eau, nous nous séchons avec vigueur et nous retournons à l’hôtel pour prendre une douche chaude avant d’aller manger.

4e étape: 56 km, de St.Jean de Monts aux Sables d’Olonne

Cette étape est, à mon avis, la plus belle de tout le parcours: 100% mer, plage, forêt et dunes sur des pistes ou des routes secondaires peu fréquentées. À St.Gilles-Croix-de-Vie, cité balnéaire réputée, nous faisons une halte pour acheter notre pique-nique et nous dégourdir les jambes le long de la rue piétonne.
Notre hôtel aux Sables d’Olonne est situé dans la vieille ville, à proximité immédiate de la rue de l’Enfer, interdite aux fortes carrures: c’est la rue la plus étroite du monde, inscrite au livre Guinness des records. Dans ce quartier, il n’y a pas que les rues qui sont exiguës: les chambres de notre hôtel sont si petites qu’il est impossible d’ouvrir sa valise ailleurs que sur le lit! Très pratique lorsque l’on va dormir! Malgré le ciel gris et le vent, Martine et moi décidons de retourner nous baigner, accompagnées aujourd’hui par Ursula et Françoise qui a enfin récupéré sa valise et, par la même occasion, son maillot de bain. La baignade est moins fun que celle de hier: une grande jetée protège la plage des vagues et l'eau est plus fraîche. Avant l’apéro, offert par Françoise qui fête l’arrivée de sa valise, nous allons faire un tour dans le quartier de l’île Penotte, dont les façades sont joliment décorées de mosaïques faites de coquillages.



5e étape : 56 km, des Sables d’Olonne à La Tranche sur Mer.

Nous partons comme les autres jours à 9 heures, mais équipés aujourd’hui de nos imperméables: il tombe une petite pluie fine. L’averse de dure pas, mais à plusieurs reprises durant la journée, nous essuierons des grains comme disent les Bretons.
Début de parcours en bordure de mer, où les plages et les criques rocheuses se suivent. Il était prévu de faire un crochet jusqu’au port de la Guittière pour y déguster des huîtres. Malgré l’oeil de lynx de Danielle qui a pour tâche durant toute la semaine de repérer les panneaux de signalisation de Vélodyssée, nous tournons en rond et les huîtres passeront sous le nez des amateurs.
Nous nous arrêtons pour la pause pique-nique face à l’océan, à proximité immédiate de la Maison de Clémenceau à St.Vincent-sur-Jard. La visite de la résidence de cet homme politique français, acteur important de la première guerre mondiale, n’intéressant pas tout le monde, le groupe se scinde en deux: les uns se rendent directement à l’hôtel et les autres se plongent dans l’atmosphère rétro de cette demeure toute simple (une ancienne cabane de pêcheurs) que « le Tigre » louait pour y passer sa retraite. Entre sa maison et l’océan, dans son « jardin fou » comme il l’appelait fleurissent en cette saison des Gauras qui se mêlent à la végétation des dunes. Plus organisés, les jardins qu’il créa avec l’aide de son ami Claude Monet associent fleurs et arbustes.





Après la visite, nous nous remettons en selle et activons le turbo. Le parcours est fléché à travers une forêt de pins et de chênes verts et quelque peu accidenté. Une fin de journée où nous mouillons nos maillots!

6e étape: 81,7 km de la Tranche-sur-Mer à La Rochelle

Au départ, Danielle nous briefe: « l’étape d’aujourd’hui est longue, on doit absolument arriver avant 18h à La Rochelle, heure à laquelle l'agence vient récupérer les vélos; chacun devra donc cravacher sa monture! ». Ce qui fut dit fut fait: nous parcourrons 81,7 km en 6 heures, soit une moyenne horaire de 13,7 km/h. Un record pour notre petite équipe!
Ce matin, à nouveau, une petite pluie nous accompagne, nous obligeant à enfiler nos survêtements imperméables … que nous ôterons quelques kilomètres plus loin …pour les remettre à nouveau et cela plusieurs fois durant la journée.






L'équipement d'Eric me semble quelque peu excessif !

La plus violente de ces averses nous surprend un peu avant midi. Danielle repère une grange sous laquelle sont entassées des bottes de paille. Nous nous y précipitons et nous en profitons pour manger notre sandwich à l’abri.

Aujourd'hui, nous pédalons toute la journée loin de la mer, ce qui me contrarie quelque peu. Nous traversons à nouveau de vastes étendues de marais, dits desséchés, car ces terres, gagnées sur la mer, furent endiguées et drainées. On y cultive des céréales, du maïs, des tournesols. Mais à cette saison les champs sont bruns et les tournesols, fanés et desséchés, ont piètre allure. Quelques moutons paissent ici et là, on ne voit que très peu de fermes, on ne traverse pas de villages. Nous pédalons sur des petites routes défoncées ou des chemins caillouteux et l’absence de suspensions sur mon vélo est source de douleurs lombaires.


Tiens, quelqu'un a chuté ...


C'est Danielle qui, visiblement, ne s'est pas fait mal.


La voilà prête à repartir. !

Après les marais desséchés, le parcours suit, sur 24 km, un canal désaffecté. Pour tromper son ennui, il ne reste qu’à pédaler en imaginant les voitures attelées, les bateaux et les trains qui le fréquentaient jadis… Lorsque nous arrivons dans l’agglomération de La Rochelle, je pousse un soupir de soulagement et ... je ne suis pas la seule !

Un rayon de soleil nous accueille au vieux port. Notre attention est attirée par un grand nombre de personnes qui stationnent au bord d’un bassin. Nous mettons pied à terre, nous nous approchons et nous comprenons alors la raison de cet attroupement: deux vieux gréements battant, l’un pavillon russe et l’autre tchèque, sont amarrés.



L’équipage est vêtu de costumes d’époque et, moyennant finance, les quidams peuvent monter à bord et visiter les navires. Nous nous contentons de les admirer car notre hôtel se trouve quelque peu excentré et il reste quelques kilomètres à parcourir avant de dire adieu à notre moyen de locomotion de ces derniers jours. L’objectif fixé ce matin par Danielle est dépassé : nous sommes arrivés bien avant 18h. Pour la petite histoire, je vous dirai que les vélos ont été embarqués le lendemain avec nous pour être ramenés à Nantes.

Douchés et changés, nous repartons à pied en ville en empruntant la promenade aménagée en bord de mer. Il fait beau, c’est samedi, beaucoup de monde flâne sur les quais, les terrasses sont bondées. Avec ses ports, ses tours, ses ruelles bordées d’arcades, La Rochelle donne envie d’y passer quelques jours. Malheureusement, nous ne pourrons lui en consacrer qu’un seul avant de regagner Nantes.
Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Semaine à vélo au Pays de la Loire

Rédigé par Monique - - 1 commentaire


/>


Martine, Danielle et moi partons en éclaireuses mercredi 30 août avec le camping-car. Nous faisons un arrêt prolongé à Cluny, actuellement petite cité bourguignonne mais qui fut, au Moyen Âge, un haut lieu de spiritualité de l’Occident. La basilique, qui a compté jusqu’à 460 moines, a été saccagée pendant la Révolution. Actuellement, il ne reste plus de cette riche cité monastique que de maigres fragments, néanmoins intéressants. Du haut de la tour des Fromages et, à l’aide de panneaux explicatifs, on imagine l’extension de Cluny à l’époque de son apogée.


Le clocher de l'ancienne abbaye



La vieille ville de Cluny vue depuis la tour des Fromages



L'ancien cloître



Les jardins de l'abbaye



Les fenêtres du clocher sont caractéristiques de l'Art Roman



Lorsque l'on se promène dans la vieille ville, on observe sur certaines façades des éléments provenant de l'ancienne abbaye.

Après cette étape culturelle, nous poursuivons notre route jusqu’à Digoin où nous passons la nuit au camping. Cette ville, située au bord de la Loire, s’enorgueillit d’un très beau pont-canal de 243 mètres de long, soutenu par onze arches. Construit entre 1934 et 1838, il relie deux canaux permettant la jonction Loire-Saône.







Le lendemain, il nous reste quelque six cents kilomètres à parcourir pour arriver au Puy du Fou, but de notre deuxième étape. Un voyage que je trouve interminable, bien que la puissance de notre camping-car nous permette d’atteindre allègrement la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes françaises.

Le Puy Du Fou est un parc de loisirs à thèmes historiques, situé en Vendée, à environ 80 km au sud d’Angers. Créé il y a 40 ans dans un immense domaine boisé de plus de 50 ha, il présente de grandes productions basées sur des éléments de l’histoire de la région du Puy du Fou. D’une manière générale, à travers les différents spectacles historiques qui sont présentés, ce sont surtout les chrétiens et les royalistes qui sont mis en scène, se battant contre leurs ennemis: Empire romain, Vikings, Anglais, Républicains lors de la guerre de Vendée…







Le grand carillon et le carillonneur sur son tabouret à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Rassurez-vous, il porte une ceinture de sécurité!





Serpentaire




Les oies accompagnent l'ULM







Le parc est aussi un lieu de présentation des coutumes ancestrales avec un fort et un village du Moyen Âge, un autre du 18ème siècle et un Bourg 1900, tous reconstitués à l’échelle 1:1 et où travaillent des artisans formés aux techniques de chaque époque.


Extraction artisanale de fer

Le parc s’appuie également sur une école de dressage de chevaux, une académie de fauconnerie et elle abrite une école où de jeunes enfants s’initient au monde du spectacle, assurant la relève. Nous avons passé deux jours dans le parc, survolant, au gré des spectacles, les siècles, depuis la période gallo-romaine jusqu’à la Révolution française. J’ai beaucoup apprécié les mises en scène, le professionnalisme des acteurs, les décors. J’ai moins aimé les nombreux épisodes de combat à pied, à cheval, sur des bateaux qui reviennent à chaque époque. Ce n’est évidemment pas un scoop, mais ça m'a dérangée d’être confrontée à cette réalité lorsque j’assiste à un spectacle pour me distraire. C’est peut-être pour cette raison que j’ai beaucoup apprécié "Le bal des oiseaux fantômes", un spectacle plein de poésie et de calme qui se déroule dans les ruines du Vieux Château. Il met en scène des rapaces et des oiseaux rares dressés qui survolent, les rasant parfois, les spectateurs assis sur les gradins. Lorsque nous sommes arrivées au Puy du Fou, notre attention a été attirée par un grand ballon qui survolait le site. Ce n’était pas une montgolfière car il n’y avait pas de nacelle et ce n’est que le lendemain que nous avons compris: ce gros ballon fait partie du spectacle du Bal des oiseaux fantômes: c’est une grande volière, attachée au sol par des filins invisibles de loin et dont les fauconniers ouvrent les trappes durant le spectacle, libérant des oiseaux qui viennent tournoyer au-dessus des ruines du château avant de se poser sur le bras ou l’épaule d’un des dresseurs placés tout en haut des tribunes. Parfois, sur ordre du fauconnier, c’est le crâne d’un spectateur qui sert de perchoir. J’ai adoré ce spectacle.
Ce qui m’a beaucoup moins plu, c’est la foule que nous avons côtoyée durant ces deux jours: des queues en attendant que le parc ouvre ses portes le matin, des queues avant de pouvoir entrer dans l’enceinte où se
déroule un spectacle, des queues encore pour acheter de quoi se restaurer … En résumé, on passe plus de temps à attendre qu’à regarder les spectacles! Il paraît que c’est pareil à Euro Disney et à Europapark. Maigre consolation !
Autre surprise: la fréquentation de l’aire pour camping-cars gérée par le parc lui-même. Dix allées ont été aménagées pour accueillir les visiteurs camping-caristes et chacune peut accueillir une cinquantaine de véhicules. Je vous laisse faire le calcul ! En cette période de l’année, on imagine qu’il y a beaucoup de places inoccupées. Et bien détrompez-vous: les 3/4 sont occupées et en arrivant, on a l’impression de se trouver sur le parc d’exposition d’un grand importateur de camping-cars. Comme nous allons passer la journée dans le parc d’attractions et que l’on n’en est éloigné que de quelques minutes à pied, cette aire nous convient néanmoins très bien.



Le spectacle phare du Puy du Fou, c’est la Cinéscénie, un spectacle nocturne auquel nous n’avons malheureusement pas assisté car, en mars, lorsque Martine a voulu acheter les billets, ils étaient déjà tous vendus. Dommage! Ce sera peut-être l’occasion de repasser au Puy du Fou si nous retournons un jour dans la région.
Nous quittons le Puy du Fou samedi en fin d’après-midi pour Nantes où nous « abandonnerons » notre maison sur roues pour une semaine sur une aire de camping-car qui jouxte le camping de la ville.

Dimanche 3 septembre 16 h

Martine, Danielle et moi sommes installées depuis une heure dans notre chambre d’hôtel lorsque nous entendons dans le corridor des voix familières: nos amis cyclistes viennent d’arriver, avec un peu de retard sur l’horaire prévu: ils ont fait le voyage en avion et la valise de Françoise n’est pas arrivée à Nantes, ce qui a occasionné au groupe quelque souci et démarches administratives. Mais nous voici réunis et lorsque tout le monde est installé et remis de ses émotions, nous partons visiter le musée d’ Arts de Nantes, rénové récemment. Nous aurions préféré aller découvrir la vieille ville, mais il pleut à verse et nous avons opté pour le plan B. L’exposition temporaire du musée, intitulée « de l’air, de la lumière et du temps » est consacrée à une artiste autrichienne, Susanna Fritscher. Le patio du musée est entièrement occupé par 350 km de fils de silicone transparents tendus verticalement du sommet de la verrière jusqu’au sol. On se promène entre ces fils translucides qui manifestent leur présence par de légers mouvements rendant l’air visible et palpable, en franchissant des passages ménagés entre ces rideaux aériens, passages invisibles depuis l’extérieur de l’espace occupé par l’oeuvre.



Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Derniers jours dans les Alpes du Sud de la France

Rédigé par Monique - - 2 commentaires
Nous voici de retour à Prêles depuis deux semaines et le temps nous a manqué pour mettre un point final à notre blog « découverte du Mercantour ». J'ai profité de quelques jours plus calmes passés chez Yves et Ksenia pour garder les chats pendant leurs vacances afin de combler cette lacune. Si vous avez suivi les dernières étapes du Tour de France, vous avez vu des images de Barcelonnette et des maisons des Mexicains dont Martine vous a parlé dans son dernier article. Nous avons quitté la vallée de l’Ubaye le 14 juillet pour une étape d’une soixantaine de kilomètres et nous nous sommes installées deux jours au bord du lac de Serre-Ponçon. Je connais bien ce lac artificiel, situé entre Gap et Briançon, pour y avoir navigué il y a un certain nombre d’années avec ma planche à voile. Nous avons profité là de deux magnifiques journées pour nous baigner et faire nos premiers essais de « Stand up paddle ». Nous avons, bien sûr, plongé plus d’une fois mais finalement nous avons réussi à nous maintenir une dizaine de minutes debout sur cette planche pas stable du tout. Ça nous a plu et nous attendons avec impatience de poursuivre notre apprentissage. Le dimanche 16 juillet, nous avons, à regret, quitté le Mercantour et les Alpes de Haute-Provence en nous promettant d’y revenir dans un proche avenir. L’association montagne, soleil et température agréable nous a parfaitement convenu et, si nous n’avions pas eu nos chats qui nous attendaient à Prêles, nous nous serions certainement attardées quelques jours encore dans les Alpes françaises. A bientôt pour d’autres découvertes
Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun
Fil RSS des articles