Croisière en Méditerranée (suite)

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Valence : 17 novembre



A notre arrivée, ciel bleu et température agréable. Idéal pour une visite de cette ville dont le nom est resté lié, pour moi, à la course de l'America qui eut lieu ici en 2007. Ernesto Bertarelli et son staff avait choisi ce port pour les régates. Malheureusement, c'est aussi ici que le rêve de gagner une nouvelle fois le trophée prit fin.
Le port a donc été réaménagé il y a 10 ans pour cette compétition nautique.


Le bâtiment officiel de D. Chesterfield

Dans sa lancée, Valence a aussi organisé en 2008 et 2012 une manche du championnat du monde de F1. Je reste imperméable à ce genre de compétition mais, en quittant le port, nous avons dû suivre les méandres de la piste du circuit à l'abandon; tout est resté en l'état depuis la dernière course : les chicanes, les glissières de sécurité, les zones de ravitaillement d'ailleurs situées dans les anciens dépôts portuaires.

Mais la capitale de la région est dotée d'un patrimoine architectural remarquable.

C'est, d'une part, une ville résolument moderne, du 3e millénaire: l'ancien quartier des usines, abandonné, devenu un temps une zone malfamée, a été transformé en cité des arts et des sciences avec musées, jardins,hôtels, appartements et grands magasins.

Chaque bâtiment est inspiré par la nature; ainsi le musée des sciences a l'ossature d'un squelette de dinosaure, l'opéra est recouvert d'une plume d'oiseau... En fait, les photos parlent d'elles-mêmes et l'ensemble est surprenant.


L'opéra et... sa plume


L'umbracle : promenade de palmiers couverte




La promenade


Mais il n'y a pas que ce quartier futuriste, Valence est une ville ancienne; elle a été construite en 138 av. J.C. pour les vétérans courageux de l'armée romaine. Nous n'avons pas vu, lors de notre balade à pied, de vestiges de cette époque-là mais nous avons pu observer l'évolution de la cité au cours du temps: édifices datant du moyen-âge dont la cathédrale et immeubles Art Nouveau du début du 20e siècle.


La cathédrale : entrée baroque mais gothique à l'intérieur!




Le clocher de la cathédrale


Quelques immeubles du siècle passé.


Le marché couvert...

... qui me permet de parler gastronomie, la paella est d'origine valencienne mais, apparemment, on ne mange pas que cette spécialité-là!





Valence m'a beaucoup plu pour ce que j'en ai vu mais c'est une ville où je retournerais volontiers passer quelques jours.



Marseille : 18 novembre





Pas de visite guidée de la ville; Sébastien et moi, nous nous baladons sur les quais du Vieux Port pour accéder au Fort St-Jean ainsi qu'au Mucem, le nouveau musée des civilisations de la Méditerranée.


La maquette du complexe


Le fort qui faisait partie du système de défense de la ville est un endroit idéal pour quelques photos.


La ville et la basilique Notre-Dame de la Garde


Le palais du Pharo : sa construction avait été ordonnée par Napoléon III et aurait dû être sa résidence à Marseille mais il n'était pas achevé à la chute du 2e empire en 1871. Il appartient aujourd'hui à la ville et est occupé par l'université Aix/Marseille.


Le superbe fort St-Jean, situé sur un promontoire rocheux, doit son nom à une commanderie des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem qui s'y est installée au 12e siècle. Eh oui, ils étaient aussi ici.





Cet ensemble fortifié avait la vocation de contrôler l'entrée du port mais n'a pas toujours résisté... la ville fut prise par le roi d'Aragon en 1423 et la chaîne du port a été emmenée comme trophée. Elle est exposée aujourd'hui encore dans la cathédrale de Valence. Nous l'avons vue hier durant notre visite!!!



Une passerelle aérienne nous permet ensuite de rejoindre le Mucem. Ce cube, imaginé par l'architecte Rudy Ricciotti est d'une grande sobriété. Les façades en dentelles de béton auraient pour but de filtrer les rayons du soleil comme le ferait un moucharabié oriental.







Après une brève visite de l'exposition permanente, nous rejoignons notre bateau pour y passer la dernière soirée à bord.


Santé!



Notre cabine... très confortable!



Gênes : 19 novembre





Nous débarquons après une semaine, pleins de souvenirs en tête!
A bientôt pour d'autres chroniques.

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Croisière en Méditerranée : 12 au 19 novembre 2016

Rédigé par Martine - - Aucun commentaire


Gênes : 12 novembre




Une croisière en Méditerranée en novembre, quelle idée! Et pourtant, c'est ce que nous faisons, Sébastien, mon neveu, et moi. La réservation a été faite à fin septembre et nous voilà, aujourd'hui 12 novembre, sur un bateau MSC, à quai, dans le port de Gênes.



Nous avons rejoint la ville ligure en train et avons embarqué en début d'après-midi. D'une cabine balcon réservée, nous nous retrouvons dans la partie Yacht Club, c'est-à-dire la partie privée du bateau et tout ce qui va avec... majordome en queue-de-pie et plein de personnes qui nous font des courbettes! Nous ne savons pas à quoi est dû ce changement qui nous déconcerte quelque peu mais, au vu du monde sur le reste du bateau, nous apprécions le calme de cette zone VIP un peu particulière. Installés dans notre cabine XXL, nous nous lançons dans la visite du "monstre", car s'en est un! L'exercice de sauvetage rituel est accompli peu après, avant que le bateau ne quitte le port vers 18h00.



Il fait déjà nuit et la vue sur la ville de Gênes qui s'éloigne lentement est magnifique.

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Une anacdote qui marque notre première soirée: pendant une bonne demi-heure, nous errons dans le navire à la recherche de notre salle à manger. Sans succès! Si bien que nous devons avoir recours à notre "butler", comme ils disent ici, qui va, en grande pompe, nous amener à destination!


Civitavecchia: 13 novembre





Civitavecchia : l'un des plus grands ports de la Médierranée

Ce matin, sourire aux lèvres, Florès, notre "butler", nous demande si nous avons retrouvé notre cabine après le repas...



Un car nous emmène aujourd'hui à Tarquinia et à Tuscania. C'est la région du Latium, riche en vestiges de l'Antiquité, non seulement romains mais aussi étrusques.


Un aqueduc, moins impressionnant que celui du pont du Gard!


Mon attente est grande, je ne suis jamais venue dans cette contrée mais je suis quelque peu déçue. Les deux villes ne présentent que peu d'intérêt mis à part quelques édifices moyenâgeux dégradés et ceux qui ne le sont pas, nous les apercevons de loin! Tarquinia est pourtant inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco mais ceci pour ses vestiges antiques. Elle fut l'une des 12 cités étrusques et possède une nécropole de plus de 6000 tombes; plus de 200 sont ornées de peintures et les plus anciennes remontent au 7e siècle avant J.C. .





La guide nous emmène dans les rues au pas de charge et sans nous donner vraiment d'explications sérieuses. Je pensais visiter non pas toute la nécropole de Tarquinia mais au moins une ou deux tombes. Que nenni! Je dois me contenter d'acheter quelques cartes postales montrant les peintures de l'un ou l'autre tombeau! Et le musée de Tarquinia, renfermant nombre d'objets trouvés durant les fouilles et où certaines fresques des tombeaux ont été transférées...,



... nous passons devant! Moi qui espérais me documenter sur cette civilisation, je rentre sur le bateau quelque peu dépitée. J'ai tout de même appris que Tarquin l'Ancien, premier roi étrusque de Rome serait né à Tarquinia.

Le point positif de cette excursion: la campagne romaine est très belle avec ses cyprès, ses fermes fortifiées, ses cultures d'oliviers et actuellement avec tous ces troupeaux de moutons en transhumance.



Palerme : 14 novembre




Arivée à Palerme sous un ciel chargé; à gauche le Monte Pellegrino

Non, nous n'avons pas utilisé ce genre de véhicules...





... mais un bus bringuebalant et poussif qui nous emmène du port au Monte Pellegrino. Malheureusement, cette réserve naturelle a brûlé au mois de juin dernier: les arbres sont décharnés et les nombreux figuiers de barbarie gisent lamentablement au sol. Par contre, la vue sur la ville est intéressante. Lors de la descente, nous prions pour que les plaquettes de frein du bus aient été changées...
Après un passage au marché de San Angelo, nous rejoignons la cathédrale en passant devant le Palais normand, l'un des monuments les plus connus de la capitale sicilienne.




Actuellement, il est le siège de l'assemblée régionale mais fut tour à tour forteresse punique, fort romain, château des émirs arabes et résidence des rois normands. Le grand trésor qu'il renferme, mais que je ne reverrai pas cette fois, c'est la chapelle palatine avec ses somptueuses mosaïques byzantines. Maupassant dit d'elle qu'elle était "la plus belle qui soit au monde, le plus surprenant bijou religieux rêvé par la pensée humaine et exécuté par des mains d'artistes."
Avant de retourner sur le bateau, nous nous attardons un peu sur la place de la cathédrale de Notre-Dame-de-l'Assomption qui présente un amalgame de styles en fonction des apports de chaque envahisseur.




La Valette (Malte) : 15 novembre



Pour moi, Malte, c'est surtout l'île où se sont réfugiés les Chevaliers de l'ordre de St-Jean de Jérusalem après qu'ils aient été chassés de la ville sainte puis de Rhodes.
En arrivant par la mer, on se croirait revenu quelques siècles en arrière. On ne voit que des fortifications, en calcaire, couleur miel et une multitude de coupoles d'églises dorées. C'est superbe!



Nous avons d'abord visité l'ancienne capitale, Mdina, située à quelques kilomètres de La Valette. Cette ville fortifiée ne compte aujourd'hui que 300 habitants d'où son surnom "la cité silencieuse".


Principale porte d'entrée de la ville


La cathédrale de St-Pierre et St-Paul

La Valette, capitale actuelle, a été reconstruite après la deuxième guerre mondiale; elle avait été bombardée à plusieurs reprises, l'île étant encore à ce moment-là une possession britannique. Ce n'est, en effet, qu'en 1964, que l'île est devenue indépendante. On y roule donc à gauche, les enfants des écoles portent l'uniforme, la langue officielle, en plus du maltais, est l'anglais.
Mais La Valette ne reste pas figée dans le temps, elle se modernise. Le nouveau bâtiment du Parlement est une oeuvre de l'architecte italien Renzo Piano. Il s'intègre d'ailleurs merveilleusement bien dans son environnement.



D'autres édifices, telle la cathédrale ou le palais des Grands Maîtres, rappellent, par contre, la présence des Chevaliers.


La cathédrale dédiée à St-Jean offre un intérieur baroque exubérant


Le palais des Maîtres de l'Ordre

A 17h00, le bateau quitte Malte accompagné du bateau pilote, acteur essentiel de nos entrées et sorties des différents ports...


... et derniers regards sur la ville.




En mer : 16 novembre

La journée commence en demi-teinte: le navire tangue, hoquette donc l'estomac doit être bien accroché! On constate à ce moment-là la force indomptable de l'eau: elle ne nous berce pas, ce matin, elle nous chahute. J'exagère peut-être un peu mais il est vrai que nous sommes secoués.


Il faut bien tenir la barre!

En ouvrant la fenêtre du balcon de notre cabine, je m'aperçois que la mer est très agitée, violente: tout est gris: le ciel... la mer... seul le blanc de l'écume des vagues donne un peu de clarté à ce paysage tourmenté.
La distance entre La Valette et Valencia est de 758 milles nautiques donc le déplacement va durer environ 40 heures. Espérons que les choses s'arrangeront au cours de la journée.

Pour nous, c'est le jour grasse matinée, spa, lecture, rummikub et blog... pas le temps de s'ennuyer d'autant plus que, sur le bateau, de multiples activités sont organisées.

A bientôt pour la suite...






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Croatie : lacs de Plitvice

Rédigé par Martine - - Aucun commentaire


Pour commencer, une devinette: quelle est la similarité entre le Jungfraujoch et Plitvice ? Réponse en fin d'article.



Ce jeudi 15 septembre, nous sommes aux lacs de Plitvice. Nous avons quitté le bord de mer et nous nous retrouvons en montagne. Nous avons troqué les galets des plages contre les sapins, les épicéas, les charmes et les hêtres, essences de cet arrière-pays croate.

Avant d'arriver à Plitvice, la route traverse un long plateau peu peuplé, qui semble figé dans le temps. En effet, dans les quelques villages traversés, de nombreuses maisons détruites pendant la guerre de Yougoslavie sont toujours en l'état. D'autres, encore debout, en portent les stigmates. Rappel douloureux de violents combats qui eurent lieu dans cette région.

Dès notre arrivée, nous nous apercevons de certains changements : la température a perdu quelques degrés mais, surtout, nous avons trouvé un camping en pleine nature, dans lequel chacun peut choisir son emplacement. Nous ne sommes plus les uns sur les autres comme à Krk, nos plus proches voisins sont au moins à 20 mètres et isolés par quelques arbres dont les feuilles prennent, déjà, une teinte automnale. Un calme reposant règne ici. Un camping pour Marianne et Willy... car, en Croatie, il est interdit de faire du camping sauvage!



Nous ne pouvions manquer, lors de ce deuxième voyage en Croatie, ce parc national des lacs de Plitvice, classé au patrimoine mondial par l'Unesco: 16 lacs en gradins alimentant chacun le suivant par des cascades et des chutes impressionnantes, spectacle grandiose dans un environnement préservé.








Un seul bémol, il faut toujours qu'il y en ait un. Plitvice n'échappe pas au tourisme de masse; c'est le parc national croate le plus visité. Le nombre de personnes est encore effarant et nous ne sommes plus en été. C'est, à l'entrée, une longue procession qui, heureusement, s'étire... puis chacun s'en va de son côté et avance à son rythme.



On finit par se retrouver quasiment seul. Nous choisissons un itinéraire relativement long et le nombre de marcheurs vaillants diminue petit à petit. Ainsi, nous pouvons jouir de ces paysages époustouflants sans fausse note!





Tous ces filets d'eau qui jaillissent de la roche comme autant de petites fontaines sont dus à la prolifération de mousses subaquatiques et d'algues qui, en réagissant chimiquement avec un composé du calcaire contenu dans l'eau forment un dépôt, lequel se solidifie peu à peu. Ainsi naissent des barrières de roches appelées tuf ou travertin qui finissent par émerger et retenir l'eau, formant ainsi un nouveau lac. Poreuses, elles permettent à celui-ci de se déverser dans le lac suivant par des cascades "trouées".



Vous avez trouvé la solution de la devinette ?... Les deux sites attirent tout autant les ressortissants des pays d'Asie, notamment japonais.


Sur le chemin du retour, nous décidons de faire une étape en Italie, dans la région de Venise. Nous nous arrêtons à Caorle. Ce nom me disait quelque chose tout comme Rimini, Bibione ou Jesolo... Souvenirs! Dans les années 60, nombreux furent mes copines et copains d'école qui venaient chaque année en vacances dans ces lieux de villégiature de l'Adriatique. Je recevais des cartes postales avec des plages magnifiques ornées de parasols et de chaises-longues multicolores et j'enviais ceux qui pouvaient séjourner dans des endroits si fabuleux. Moi, je visitais la Suisse avec mes parents et mes grands-parents. C'était moins exotique!





C'est la première fois que je me retrouve dans une de ces stations. Les plages sont gigantesques... bordées d'hôtels alignés les uns à côté de autres et les uns derrière les autres... Ce n'est plus la carte postale... Ce n'est plus là que je passerais mes vacances.
Cependant, à côté de la kyrielle d'infrastructures hôtelières, le vieux village de Caorle, autour de son église et de son campanile est plaisant: ruelles bordées de maisons de toutes couleurs, placettes ombragées ... La manne financière apportée par le tourisme depuis longtemps permet à cette municipalité de soigner son centre ville et son front de mer.




Le centre historique



La cathédrale San Stefano, érigée au 11e s., et son campanile cylindrique qui... penche!

Ce voyage en Croatie nous a enchantées : non seulement, il nous a permis de compenser le déficit de soleil et de chaleur de nos vacances en Bretagne, mais également de découvrir une région du sud de l'Europe qui possède de multiples atouts à offrir aux touristes : une nature encore bien préservée, de nombreuses criques aux eaux cristallines, des villages où il fait bon flâner, des infrastructures de qualité.
Ciao la Croatie, à bientôt peut-être.



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Croatie : île de Krk

Rédigé par Monique - - Aucun commentaire




Dimanche, dans la matinée, nous quittions le camping de Pula : nous avions prévu d'aller passer quelques jours sur l'île de Krk ( prononcé Keurk). C'est la plus grande île de l'Adriatique. On y accède par un pont à péage, long de 1,5 km, qui franchit un bras de mer. Ce pont, bien pratique, a largement contribué à faire de Krk l'une des destinations privilégiées de la Croatie. Nous ne pouvions l'ignorer, d'autant plus qu'un ami nous en avait beaucoup parlé, lui qui y avait passé plusieurs années de suite des vacances en famille, à une époque où la Croatie faisait partie de la Yougoslavie. A notre retour, nous lui montrerons les photos que nous avons prises à Krk, capitale de 3700 habitants de l'île éponyme. Il reconnaîtra à coup sûr le château et les fortifications érigées au moyen-âge par les Vénitiens, ainsi que le port.





Les ruelles où il allait faire ses emplettes sont bordées aujourd'hui de boutiques de souvenirs et de fringues, de cafés, de restaurants et de marchands de glace. Nul doute qu'il s'y sentirait un peu perdu! Nous avons parcouru ces ruelles étroites et tortueuses mais très propres, nous nous sommes installées sur la place Vela au pied d'une tour médiévale pour boire un excellent jus de fruit, nous sommes entrées dans la cathédrale qui ne présente pas un grand intérêt. La visite de cette petite ville, pleine de charme et ... de touristes mérite que l'on s'y arrête quelques heures.





En arrivant dimanche en début d'après-midi dans un camping situé à 2 km de la ville de Krk, nous espérions trouver un emplacement situé en bordure de mer: le terrain de camping que nous venions de quitter s'était vidé les jours précédents et nous pensions qu'il en serait de même à Krk. Nous avons déchanté rapidement: il y avait très peu d'emplacements inoccupés et aucun ne jouxtait la plage. Celui que l'on nous a attribué présentait un handicap majeur: une dizaine de manoeuvres furent nécessaires pour s'y enfiler sans toucher le camping-car stationné devant, ni le réverbère, ni les robinets qui cernaient l'emplacement. C'est moi qui étais au volant. Lorsque j'ai coupé le contact, j'étais en nage! La mer n'était pas loin et un bon bain dans une eau parfaitement transparente eut tôt fait de dissiper mon énervement.



Nous avons passé trois jours dans ce camping qui nous a enchantées: situation de rêve en face des fortifications de Krk, plage de petits galets d'où l'on peut se mettre à l'eau en douceur, installations sanitaires luxueuses, restaurant, magasin richement achalendé, boulangerie et stand de fruits et légumes frais sur la place du "village", petit bar sur la plage où l'on peut déguster d'excellents cocktails tout en admirant le coucher du soleil.


Notre camping se cache dans la pinède.




Des aménagements ont été prévus pour accueillir les enfants en bas âge: toilettes et lavabos à leur hauteur, piscines pour barboter, fontaines ludiques qui m'ont fait penser à Tinguely et à Niki de Saint Phalle, mini toboggans ... Un vrai paradis pour les petits et ... leurs parents! Nous avons d'ailleurs été frappées par le nombre de couples accompagnés de très jeunes enfants qui séjournaient dans ce camping; ça faisait vraiment plaisir de voir se côtoyer et s'apprécier les séniors et les forces vives de notre société.






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Croatie : visites en Istrie

Rédigé par Martine - - Aucun commentaire


Nous avons décidé, avant notre départ, de nous attarder en trois endroits de la côte istrienne: POREC, ROVINJ et PULA. Ces trois villes nous semblaient dignes d'intérêt et ceci parce qu'elles ont des atouts différents les unes des autres mais tout aussi attirants.

Comme nous évitons le centre des villes, surtout anciennes, avec le camping-car, vous devinez sans doute pourquoi, nous privilégions les transports publics. De notre camping, nous rejoignons POREC, première escale, en bus. Dès la gare routière, nous nous apercevons que nous sommes dans un lieu très touristique. Des rues anciennes, très étroites, bordées de maisons Renaissance, mais surtout, à plein pied, beaucoup d'échoppes comme nous en trouvons où le touriste est présent en nombre. Nous ne nous attardons pas, l'idée étant de visiter la basilique euphrasienne (du nom de son commanditaire l'évêque Euphrasius) classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous y entrons par un couloir à ciel ouvert qui nous permet d'accéder à un atrium donnant, lui, accès, a un baptistère du 5e siècle ainsi qu'au clocher.



La montée est récompensée par une très belle vue sur la ville ainsi que, en se hissant sur le rebord d'une fenêtre, sur la basilique.



La promenade conduit finalement dans l'édifice religieux où nous attend un choeur de toute beauté: ce n'est peut-être pas Ravenne mais la concurrence est réelle. L'art byzantin dans toute sa splendeur; les mosaïques de l'abside, au fond d'or, sont remarquables. Je ne les décrirai pas, on y voit toutes les scènes bibliques habituelles mais aussi Euphrasius qui tient sa basilique dans les mains. Une seule ombre au tableau, un énorme baldaquin au-dessus de l'autel cache en partie l'abside!




Je ne dirai rien de plus de Porec, la ville ne présente guère d'intérêt. Par contre, nous mangeons un excellent bar à la ricotta et aux asperges sur une petite place. Merci le Routard!
Après un tel repas, nous décidons de rentrer au camping à pied. Le trajet nous prend deux bonnes heures mais le chemin serpente le long de petites criques, ce n'est pas pénible et c'est très beau.
Le soir même, nous assistons, confortablement assises sur des chaises-longues, au coucher du soleil sur la mer en sirotant un cocktail. Que demander de plus!





ROVINJ, c'est autre chose! Lorsque l'on s'approche du port, on est submergé par la beauté du site. C'est ça, Rovinj, un lieu plein de charme qui restera marqué dans notre mémoire.





Toutes ces maisons colorées, accolées les unes aux autres, dominées par l'église Ste-Euphémie et son campanile et entourées, ce jour-là, par une mer d'un bleu intense. Nous nous baladons avec un plaisir immense dans ces ruelles tortueuses au travers desquelles flotte le linge à faire sécher.









Une quarantaine de kilomètres séparent Rovinj de Pula, notre destination suivante. Nous effectuons le trajet en très peu de temps et nous nous installons au camping de la ville, situé sur une presqu'île en bord de mer.



La journée se termine par une baignade. "Ce ne sont pas les plages de l'Atlantique", soupire Monique. Ici, ce sont des plages de galets lesquels nous martyrisent le dos quand on décide de se coucher... Mais,ici, on peut au moins se baigner: le soleil et la chaleur sont au rendez-vous!

PULA doit surtout sa réputation à son amphithéâtre romain, le monument le plus spectaculaire de toute la ville et surtout l'un des mieux conservés du monde romain. Nous le visitons naturellement. Je ne peux pas imaginer ne pas voir un tel vestige!





De l'ancien forum, il reste le petit temple, aux formes harmonieuses, dédié à l'empereur Auguste.




Nous musardons dans les rues avant de reprendre le bus.
Il fait très chaud pour visiter bien que nous soyons déjà en septembre et nous apprécions de nous retrouver au camping, en bord de mer où un petit vent atténue un peu l'impression de chaleur. Nous sommes en Croatie pour découvrir les richesses de cette région mais aussi pour prendre du bon temps et c'est ce que nous faisons également!
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